Aucun état détaillé des manuscrits de Jules Renard n’existe à notre connaissance, mais Léon Guichard, dans son édition des Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade 1970-1971, a dressé l’état des manuscrits dont il avait eu connaissance. Nous croyons utile de donner une description brève des différents manuscrits.
I. En Nivernais
A) Les Archives Départementales de la Nièvre possèdent plusieurs manuscrits de Renard :
— En 1978, à l’initiative de Bernard Stainmesse et de Jean-Pierre Harris, le Département a acquis à l’Hôtel Drouot le manuscrit de Poil de Carotte (Ms 136) qui provenait de la collection Sacha Guitry (cf. Guy Thuillier, « A propos du manuscrit de Poil de Carotte », Mémoires de la Société Académique du Nivernais, t. 61, 1979, p. 73-85). C’est le manuscrit qui permet de comprendre le mieux la méthode de travail de Renard : nous avons publié le Porte-plume et les Notes retrouvées (p. 74-85), qui étaient demeurées inédites (Guichard n’avait pu relever que quelques variantes). Pierre Brunel, en 1988, dans son édition de Poil de Carotte à l’Imprimerie nationale, a donné une édition qui s’appuie sur le manuscrit des Archives de la Nièvre, c’est actuellement la meilleure édition. Il serait souhaitable — pour la mémoire de Renard — qu’on publiât une édition photographique du manuscrit, ce qui permettrait aux chercheurs de mieux saisir les méthodes de travail de Jules Renard.
— Les Archives possèdent également :
1°) Manuscrit . 224 : Bucolique, 67 p.
2°) Manuscrit . 289 : Mœurs des Philippe, 7 feuillets.
3°) Manuscrit . 294 : un ensemble de textes de conférences et d’esquisses :
a) Le Rire (février 1903) : Léon Guichard, qui la connaissait (Dans la vigne de Jules Renard, p. 81-82), considère que cette conférence « ne nous révèle rien de Jules Renard » ; elle est demeurée inédite, mais Guichard en a publié l’introduction
(p. 83-88).
b) Molière (novembre 1903 à Clamecy), avec des textes de Molière découpés. Léon Guichard a le même jugement sur cette conférence (ibidem, p. 81-82), mais il en a publié l’introduction (ibidem, p. 88-90).
