La bibliographie de Jules Renard ne pose guère de problèmes : dans sa thèse de 1935 L’œuvre et l’art de Jules Renard, Léon Guichard a pris soin d’établir une bibliographie détaillée (p. 427-477) et dans les deux tomes des Œuvres de la Bibliothèque de la Pléiade (1970-1971), il a apporté pour chaque œuvre toutes les précisions nécessaires. Aussi voudrions-nous donner seulement quelques indications permettant de guider le lecteur en signalant au besoin quelques pistes de recherche : mais on a fort peu de chances aujourd’hui de trouver des «inédits » importants de Jules Renard.
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1880-1882
1. Lettre à Louis Paillard, 16 décembre 1898.
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On trouve dans cette lettre cette phrase singulière : « Je me rappelle avoir donné mes premiers articles à un journal de Nevers dont j’ai oublié le titre. Ils étaient bien mauvais, je pense, mais ils n’étaient pas payés » (cette lettre figure dans la Correspondance, 1954, p. 196). Il serait important de retrouver ces articles (et sans doute des poèmes) qui datent probablement des années 1880-1882, mais personne n’a tenté l’exploration (notamment dans la presse de gauche, il est possible qu’on les retrouve dans une collection locale). On notera la petite phrase : « mais ils n’étaient pas payés » : Louis Durieu a expliqué en 1885 cette méthode des directeurs de journaux (cf. Les auteurs nivernais de 1815 à 1914, 2005, p. 132-133).
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1881
2. Dédicace, À vous, à d’autres, à personne, poème envoyé à sa sœur le 4 janvier 1882, publié dans la Correspondance, éd. 1954, p. 21-24.
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On est très gêné : Renard a commencé par être poète, mais Bachelin n’a publié qu’un petit recueil, dans Les débuts littéraires de l’édition Bernouard (d’après quatre carnets conservés par la famille) ; de temps à autre des pièces de poésie passent en vente. Renard envoyait des poèmes à sa sœur (ainsi en 1881 le 6 juin 1881, Correspondance, 1954, p. 17-19, avant son départ à Paris). Nous croyons devoir signaler cette longue pièce, composée à Paris alors qu’il est au lycée Charlemagne (il a 17 ans) qu’il soumet à sa sœur (qui apparemment goûtent fort les poésies de son frère : Guichard prétend qu’elle voulait jouer avec son frère le rôle d’Eugénie de Guérin...). Peut-être retrouvera-t-on de tels vers dans des journaux nivernais...
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