Accueil » IV. Sources D'archives

Pour l’histoire d’un homme de lettres, les sources d’archives sont souvent intéressantes : Renard est un personnage fort énigmatique et leur exploration est une nécessité. Donnons quelques indications.

A) En Nivernais

Archives Départementales de la Nièvre : on possède des dossiers sur Chitry et Chaumot dans les séries M (Élections) et O (Tutelle).


•   Dans M 511 (Chitry), on trouve l’élection de François Renard, « rentier », avec une pièce signée de lui (à propos de la révocation de l’adjoint Page absent à plusieurs réunions) et la lettre au sous-préfet du 20 juin 1897 annonçant la mort de François Renard. Quelques documents concernent l’élection de J. Renard.


• Dans M 505 (Chaumot), on découvre quelques pièces sur l’élection de Jules Renard, « propriétaire, homme de lettres » en 1900. Son domestique, Simon Chalumeau (Philippe), est conseiller municipal depuis 1882 ; il était né le 18 décembre 1847 (il avait 17 ans de plus que Renard) et était marqué sur les listes comme « propriétaire » (notons qu’un Jean Chalumeau, propriétaire, « médaillé militaire », né en 1849, était également conseiller municipal jusqu’en 1903).


• Dans M 980 on trouve le tract Mot d’écrit de 1904 (reproduit dans le Catalogue de l’exposition 1990) : c’était une vive attaque contre Renard (ci-dessous à l’année 1904). M 980 contient également un autre tract signé par des électeurs qui défendent des principes de droite (« Liberté de pensée et d’opinion - Égalité devant la loi... »).


• On peut tenter de glaner dans d’autres dossiers politiques : ainsi le sous-préfet de Clamecy, le 16 avril 1904, écrit au préfet : « À Chaumot 9 conseillers sur 10 sont réactionnaires, la liste républicaine de M. Jules Renard a quelques chances de l’emporter sur la liste réactionnaire » : c’était avant le « transfert » de Jules Renard à Chitry...


•  Dans la série O (tutelle des communes), on trouve pour Chitry quelques pièces signées de Jules Renard, mais aussi dans O Chitry (dossier 2) des lettres du père, notamment sur la petite crise très significative de 1892-1893 ; la municipalité dirigée par François Renard avait supprimé un supplément de traitement de 200 f. qui était accordé au curé de Chitry ; mais Madame de Nadaillac, qui « depuis de longues années » faisait distribuer du pain aux pauvres veuves de la commune, a supprimé
radicalement cette distribution : « J’estime sans crainte de me tromper, que cette mesure a été inspirée à Madame de Nadaillac par M. le Curé ». En juin-septembre 1893, le conseil de Chitry comportait 4 républicains et 4 réactionnaires : il refuse l’augmentation du traitement du garde-champêtre, mais les « réactionnaires » firent savoir qu’ils voteraient l’augmentation, si l’on rétablissait le supplément du curé... (n’oublions pas que François Renard aimait beaucoup parler politique avec son fils, si l’on en croit la note du 1er  novembre 1887, Journal, p. 9).